Les œuvres 2026

Amarsaikhan Namsraijav (Mongolie)

Amarsaikhan Namsraijav est un artiste mongol reconnu pour ses œuvres inspirées de la nature, notamment ses installations monumentales réalisées à partir de matériaux bruts tels que la terre, la boue ou des branches d’arbre.

Issu d’une famille nomade traditionnelle, il développe une pratique artistique profondément liée aux modes de vie nomades et à leur relation harmonieuse avec l’environnement. Son travail aborde la question des cultures en voie de disparition et met en lumière des formes de sagesse fondées sur la sobriété, l’autosuffisance et le respect des ressources naturelles.

En 2009, il initie le Nomadic Art Project, un projet qui marque un tournant dans sa pratique : il travaille désormais principalement en pleine nature, en créant des installations à grande échelle à partir de matériaux récupérés.

Parallèlement à sa pratique artistique, Amarsaikhan Namsraijav est directeur exécutif de l’Association des artistes de la nature de Mongolie.

Son travail a été présenté dans de nombreuses biennales et manifestations internationales consacrées à l’art et à l’environnement, parmi lesquelles : la Biennale d’art de la nature de Geumgang (Corée du Sud), la Biennale de Kommagène (Turquie), la Triennale d’Echigo-Tsumari (Japon), la Biennale de Pékin (Chine, la Biennale de Busan (Corée du Sud)

Il participe également à des projets internationaux comme le Global Nomadic Art Project, ainsi qu’à de nombreux symposiums et programmes de résidences artistiques à travers le monde (Europe, Asie, États-Unis).

Son engagement et la portée de son travail ont été reconnus par plusieurs prix et bourses internationaux dédiés à l’art environnemental.

Nature and Space

« Mes œuvres s’inscrivent dans le domaine de la nature, de l’environnement et de la culture nomade. Nos traditions et notre patrimoine témoignent de la relation harmonieuse que nos ancêtres entretenaient avec la terre, le ciel, les montagnes, l’eau et la nature au cours de leurs migrations tout au long des quatre saisons.

J’ai participé à trois programmes internationaux en France en 2023 et 2025. La nature et les vignobles français m’ont émerveillé.

Placer des œuvres d’art dans des espaces ruraux et agricoles est un excellent moyen de diffuser la culture. C’est pourquoi je souhaite créer une œuvre unique et la partager avec le public à Gesves, en Belgique. Créer une œuvre à partir d’arbres tombés naturellement sera plus adapté à la région et à son environnement naturel.

Les arbres sont eux-mêmes magnifiques par leur forme. Lorsque l’on s’assoit à l’intérieur de l’œuvre, on peut admirer la beauté de la nature et entendre le chant des oiseaux, les cris des animaux et le bruissement du vent. »
Amarsaikhan Namsraijav

https://www.instagram.com/amarsaikhan_art

Tristan Alexandre (France)

Tristan Alexandre développe une pratique artistique à la croisée de l’art et de la science, nourrie par son métier d’ingénieur où il œuvre à la réduction de l’empreinte environnementale des infrastructures du métro parisien. Son travail plastique interroge l’empreinte poétique des objets matériels et immatériels sur les territoires et les imaginaires.

Inspiré par les réflexions autour des « nouveaux récits », il développe la notion de « poético-conception », en analogie à l’éco-conception, afin de questionner l’impact symbolique et culturel de nos manières d’habiter le monde. Ses œuvres, mêlant dessin, peinture et cartographie puisent dans l’architecture, les mathématiques, les sciences ou encore la poésie.

Sa démarche s’inscrit régulièrement dans des projets collaboratifs et ancrés dans les territoires, comme Les Mondes Mobiles à Clermont-Ferrand (avril 2025) autour des enjeux de mobilité, ou La fresque participative de Lagny-sur-Marne (décembre 2025), relecture sensible de la ville réalisée avec plus de 250 enfants.

Les dés du monde 

L’idée est de travailler autour de la figure du dé comme forme simple et universelle, capable de porter plusieurs lectures symboliques. Objet du jeu et du hasard, le dé évoque la part d’incertitude qui accompagne toute trajectoire humaine.

Placés à proximité d’un sentier, ces dés dialoguent avec l’expérience de la déambulation. Marcher, c’est avancer sans toujours connaître la destination, bifurquer, revenir sur ses pas, rencontrer l’imprévu. Le chemin devient alors une métaphore de nos parcours de vie.

Ce projet est l’occasion d’explorer plusieurs axes de recherche : la relation entre hasard et décision, la manière dont nos trajectoires individuelles s’inscrivent dans un territoire, …

https://alexandretristan.com/

Piotr Wesolowski et Karolina Konieczny (Pologne)

Piotr Wesolowski est un artiste travaillant à la croisée de la sculpture et de l’architecture. Sa pratique se concentre sur la conception et la réalisation de formes spatiales et d’installations à grande échelle qui explorent la relation entre l’espace, la fonction et l’expérience humaine du lieu, en particulier dans les environnements urbains.

À travers son travail artistique et ses recherches, il explore la manière dont les interventions sculpturales et architecturales peuvent influencer la perception, le mouvement et la façon dont les gens interagissent avec l’espace public.

Ces idées sont approfondies et diffusées dans le cadre de son enseignement à l’Académie des Beaux-Arts de Wrocław et à l’Université des sciences et technologies de Wrocław.

Piotr est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Wrocław (2008), avec un projet de fin d’études intitulé « Sculpture–Architecture, Architecture–Sculpture ». Il a également suivi des études à la Faculté d’architecture de l’Université des sciences et technologies de Wrocław et étudié la sculpture à l’Université de Wolverhampton au Royaume-Uni.

Karolina Konieczny est une artiste polonaise qui travaille à la croisée de la sculpture et de l’installation spatiale. Sa pratique se concentre sur des formes à grande échelle et des œuvres d’art environnemental qui explorent la relation entre la nature, l’espace et la présence humaine. À travers des interventions sculpturales, Karolina Konieczny étudie comment la forme peut influencer la perception, le mouvement et l’expérience émotionnelle au sein de paysages publics et naturels.

Depuis 2020, elle étudie à l’Académie des arts et du design de Wrocław et a déjà acquis une expérience internationale grâce au programme Erasmus+ à l’Academia di Belle Arti di Roma (2022-2023) et à la Hochschule für Bildende Künste de Dresde (2023-2024). En 2023, elle a reçu la bourse du Ministère polonais de la Culture et des Arts pour ses réalisations artistiques.

Sa pratique artistique comprend à la fois des installations temporaires et des sculptures publiques permanentes.

Elle fait également partie du Wesolowski Studio, un collectif artistique spécialisé dans les installations spatiales à grande échelle et les projets d’art public.

Tensions

L’installation se compose de deux formes sculpturales, chacune d’environ cinq mètres de haut, conçues comme des figures d’inspiration animale figées en plein mouvement. Plutôt que de constituer un objet unique, elles créent une relation — un dialogue entre deux êtres évoluant côte à côte, proches et liés, mais orientés différemment dans l’espace.

L’œuvre explore les relations intergénérationnelles : la coexistence entre différents âges, perspectives et rythmes de vie. Les deux figures suggèrent des individus liés par des liens forts — dépendants l’un de l’autre, mais poussés dans des directions distinctes.

Bien qu’elles fassent référence à la condition humaine, les sculptures puisent leur langage dans les mouvements des animaux et les gestes instinctifs, permettant à l’œuvre d’évoquer la bienveillance, la tension, la protection et l’indépendance sans représentation littérale.

Malgré leur grande taille, les sculptures semblent légères et perméables. L’air, la lumière et le paysage les traversent, donnant aux formes un caractère éphémère — comme si elles étaient figées en plein mouvement au cours d’un voyage en cours.

L’installation reflète en fin de compte la complexité des liens intergénérationnels : des relations façonnées par la différence mais soutenues par des liens profonds et indissolubles.

https://wesolowski-studio.com/

Philippe Cusse (France)

Philippe Cusse est un artiste français dont le travail se situe à la croisée de la sculpture, du paysage et de l’intervention in situ. Formé notamment à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales EHESS DEA ‘Jardin Paysage et Territoire’, il développe depuis plusieurs décennies une pratique artistique centrée sur la relation entre œuvre, territoire et usages sociaux de l’espace.

Son travail s’inscrit dans une réflexion profonde sur la place de l’art dans l’espace public. Ses interventions, souvent éphémères ou évolutives, invitent les habitants à porter un regard renouvelé sur leur environnement quotidien.

Installé à Noisy-le-Sec, il est à l’initiative, avec d’autres artistes, du projet « Changer de trottoir », un ensemble d’actions artistiques menées dans l’espace urbain.

Parallèlement, Philippe Cusse est impliqué dans le collectif artistique Zoo qui a développé depuis 1988 des projets d’art contemporain dans des contextes non conventionnels.

Son parcours est jalonné de nombreuses expositions et interventions, en France et en Europe, parmi lesquelles : le festival de land art de Buthiers (2025), L’Art en chemin à Verberie (2020), Sculptures en l’île à Andrésy (2019), la Biennale de Saulieu.

À travers ses réalisations, Philippe Cusse propose une autre manière d’habiter les espaces, en révélant leurs potentialités poétiques et en favorisant une pratique artistique ouverte, fondée sur l’échange, l’expérimentation et l’ancrage territorial.

Portrait de deux arbres en pied 

Sans animaux, les arbres ne peuvent pousser et grandir. Sans arbre, nombre d’animaux perdent leurs moyens de subsistance, leur abri…

La nature est un ensemble d’interactions indispensables entre vie animale et végétale, dont, en général, nous ne savons pas grand chose.

Dans cette œuvre, deux pattes griffues ont poussé au pied de deux beaux arbres, symbolisant une coopération, une symbiose animale/végétale inédite.

Que nous dit cette mutation aux pieds de ces arbres ? Est-ce un appel de la nature ou une alerte ? 

« La question de l’œuvre d’art dans l’espace public me passionne.
Dans la nature, à la campagne, en forêt,  mon intervention artistique se découvre comme un effet de surprise, elle fait partie du lieu sans l’accaparer.

     Si je prends des matériaux naturels, je les transforme et le contraste est un bon déclencheur de dialogue avec le lieu. 

    « Les griffes en bois » représentent le matériau du bois mort transformé, au pied de beaux arbres vivants. Le contraste est fort mais l’élan est poétique car le spectateur  pourra imaginer que tous les arbres alentour ont des pattes animales ….

Chacune de mes installations paysagères, imaginées en fonction du lieu, est unique, et dénonce la maltraitance qu’inflige l’homme à la nature et au vivant »

Philippe Cusse

http://zoo.artist.free.fr/PhilippeCUSSE/Bienvenue.html